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Vies arides [Vidas secas]

Vies arides [Vidas secas], par Graciliano Ramos
Auteur : Graciliano Ramos
Autres : Préface de Michel Riaudel
Traduction : Mathieu Dosse
Editeur : Chandeigne
Nombre de pages : 160
Date de parution : 2014
Langue : Français
Prix : 20,00 €
ISBN : 9782367320809
Disponibilité : En stock En stock

DANS les régions reculées du Nordeste brésilien, s’étend le sertão, désert où la pluie est rare et où seules les herbes épineuses de la catinga parviennent à s’épanouir. Beaucoup de familles abandonnent ce «polygone de la sécheresse» pour trouver de l’eau. Fabiano le vacher, sa femme Sinha Vitória, leurs deux fils et leur chien Baleine font partie de ces infortunés fuyant la famine et la misère. Après une longue marche éprouvante, ils trouvent refuge dans une ferme abandonnée par son propriétaire. La remise en l’état de l’édifice et l’arrivée de l’hiver propice aux pluies redonnent de l’espoir et ravivent les désirs de chacun : Fabiano et son aspiration à communiquer avec les hommes de la ville, Sinha Vitória et son envie d’un lit en cuir, le fils cadet et son ambition de dompter les chevaux sauvages, le fils aîné et sa fascination pour l’au-delà. Mais rapidement, la fatalité reprend ses droits et l’arrivée d’une nouvelle sécheresse fait basculer ce semblant de bonheur à un retour à l’exil.

Publié en 1938, ce roman de G. Ramos a bouleversé les canons de la littérature brésilienne. En proposant un style dépouillé, sec et tendu, à l’image du sertão, Ramos parvient à concentrer en quelques mots la subtilité de la détresse humaine. Souvent fantasmé, fréquemment narré, le sertão a été rarement aussi bien décrit que par la plume de l’un des auteurs les plus remarqués et admirés au Brésil. Cette œuvre concise et très cruelle réunit admirablement l’unicité de la situation sociale d’un Brésil asséché et l’universalité des émotions humaines.

Considéré comme l’un des livres majeurs du XXe siècle, Vies arides a reçu le Prix de la Fondation William Faulkner en 1962. Déjà traduit en français en 1964, cet ouvrage est aujourd’hui réédité dans une nouvelle traduction qui se rapproche au plus près du texte original.

 

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Aîné de quinze frères et sœurs, il quitte le collège à l'âge de quatorze pour aider son père, alors commerçant. En 1914, il part à Rio où il est réviseur de presse. Sa famille le rappelle en 1915. II se marie (mais sera veuf cinq ans plus tard) et partage son temps entre le commerce et les lettres ; il publie des chroniques sur les coutumes locales et les types régionaux. Il est élu maire en 1928, puis, en 1933, il est nommé directeur de l'Instruction publique d'Alagoas. En 1936, accusé de communisme, il est arrêté et emprisonné. Libéré en 1937, il se fixe dans la capitale et vit de sa plume. En 1939, il est Inspecteur fédéral de l'enseignement. En 1951 il est élu président de l'Association brésilienne des écrivains. L'année suivante, invité à Moscou pour le 1er mai, il visite une partie de l"Europe, mais, atteint d'un cancer aux poumons, il décède quelques mois après l'hommage rendu pour ses soixante ans.

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